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Arsenale |
L'arsenal était le chantier de construction navale de
Venise. Il fut fondé en 1104 et connut de nombreuses modifications
aux XIVème siècle et XVème siècles.
Venant de la terre, on y entre par un portail datant de 1460,
surmonté d'un antique lion ailé. A l'époque
où Venise était encore appelée la Dominante,
l'arsenal était une entreprise industrielle absolument
gigantesque, qui employait plus de 3000 personnes et qui pouvait
construire un bateau par jour!
On produisait les pièces détachées dans
les ateliers qui longent le plan d'eau, avant de les numéroter
une par une pour faciliter l'emballage. Les ouvriers (appelés
Arsenalotti) devaient promettre de ne pas révéler
les secrets de fabrication. Si la milice venait à apprendre
que l'un d'eux avait rompu la loi du silence, les représailles
était extrêmement sévères.
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Ghetto Ebraico |
Venise a le triste privilège de posséder le plus
ancien Ghetto du monde. En 1516, le conseil des Dix décida
de rassembler tous les juifs de Venise sur une petite île
de Cannareggio. Une fonderie (ghetto en vénitien) s'y trouvait
autrefois, d'où le nom de ghetto qui fut donné l'emplacement.
Le terme s'est étendu par la suite à toutes les
enclaves juives du monde. Le musée juif conserve des ameublements,
des contrats de mariages, des parements, des argents… qui
témoignent de la communauté hébraïque
à Venise en le 600 et le 800.
Outre au musé, on peut visiter 3 des 5 synagogues situées
entre le Campo (la place) du Ghetto Nouveau et le Vieux.
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Ca' Pesaro - Musée
d'Art Moderne de Venise |
| Le Ca’ Pesaro Dans ce palais
dessiné par Longhena (fin XVIIe s.) sont présentées
les œuvres achetées lors des premières Biennales
de Venise. Si le rez-de-chaussée, consacré à
la peinture italienne du siècle dernier, n’est pas
follement excitant, le 1er étage, en revanche, abrite des
perles : notamment un très beau Klimt. Le fond d’objets
d’art japonais du musée oriental est à ne manquer
sous aucun prétexte. Dans le Musée on verra des nombreuses
oeuvres de la peinture contemporaine francaise (Rouault, Dufy, Bonnard,
Matisse), britannique (Ben Nicholson), autrichienne (Gustav Klimt),
russe (Kandinsky), suisse (Paul Klee) et italienne (Chirico, Morandi). |
Ca' Rezzonico
- Musée du XVIII siecle Ventienne |
| La Ca’ Rezzonico Les palais
vénitiens ont quelque chose de frustrant. On imagine un intérieur
à l’image de leur extérieur : fastueux, opulent
et unique. Mais la porte est souvent close… Ce vénérable
bâtiment (XVIIIe s.), avec sa sublime décoration intérieure
(marbres, trompe-l’œil, plafonds peints), vous laissera
pantois d’admiration et vous fera fantasmer sur les richesses
que cachent les autres demeures de la Sérénissime.
Quant aux collections du musée, exclusivement consacrées
à la peinture vénitienne des Lumières, elles
vous laisseront un souvenir impérissable pour peu que vous
aimiez Canaletto, Tiepolo ou Longhi. |
Scuola Grande di San
Rocco |
| En l'an de grâce
1478, le Conseil des Dix, délégation de la Sérénissime
République en charge de la reconnaissance et de la réglementation
des confréries à Venise, donne son accord pour l'institution
de l'Ecole de S.Rocco. L'association n'a, originellement, aucun
siège stable: elle se déplace, au travers des décennies
de l'Eglise S.Giuliano à celle de S.Silvestro, jusqu'à
ce qu'ils rejoignent les alentours de l'Eglise des Frères
Minoritaires (Frari). Ce fut le Tintoretto, désormais parfaitement
identifié à l'activité artistique de l'Ecole,
qui offrit une toile avec S.Rocco dans sa gloire. Ainsi termine
le concours qui ne fut jamais commencé. Toutes les oeuvres
furent commandées au Tintoretto, qui donna lieu ainsi à
certaines de ses plus belles oeuvres, créant un cycle représentations
qui lui permirent d'être consacré parmi les plus grands
de l'art pictural vénitien et mondial. C'est grâce
à leur amour pour les écoles que la majorité
des oeuvres du bâtiment ont étés conservés
dans le même lieu commun. |
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